La science en problème
Le monde de l'éducation entend périodiquement l'alarme d'un illuminé
qui veut prévenir la société du fléau qui s'annonce, si rien n'est fait pour améliorer
l'enseignement des sciences. On parle de désaffection des jeunes pour
l'apprentissage des sciences bien que personne ne se rappelle qu'il y ait déjà eu
un engouement généralisé. Or, si l'on recherche les causes de ce manque d'intérêt
pour les sciences, elles sont sans doute multiples et très diffuses. Une de
celles-ci pourrait bien être enfouie dans la science elle-même ou plutôt se retrouver
dans la façon dont on perçoit la science.
On se propose de compléter, voire d'agrandir, notre vision de la science et, de là,
de rechercher une nouvelle voie pour la didactique de la biologie.
Cette nouvelle approche voudrait n'impliquer que de très faibles changements
de la part de l'enseignant, mais provoquer de grandes retombées tout
comme ceux de l'effet papillon, lequel peut expliquer l'origine d'une tornade
par un premier bruissement d'ailes.
Cette ambition totalement démesurée, faut-il l'avouer, sert avant tout de
prétexte pur introduire l'influence théorique majeure qui alimente les idées maîtresses
de ce texte. Celui-ci n'est en fait qu'une variation sur le thème de l'introduction
à la pensée complexe d'Edgar Morin (1990) où il intègre les nouvelles
idées que provoque le concept de chaos, marié à la vision systémique et aux phénomènes
d'auto-organisation.
Quelle est la portée de la pensée complexe sur les programmes d'études,
sur la didactique et sur l'enseignement des sciences biologiques?
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